TOAMASINA


TOAMASINA
TOAMASINA

TOAMASINA, anc. TAMATAVE

Lors du recensement de 1993, Toamasina était la deuxième ville de Madagascar (127 441 hab.) et son principal port. Avant la colonisation française, l’activité commerciale avait attiré déjà un groupe d’étrangers, qui s’installèrent près du port, sur la pointe Hastie; pourtant, au début du XXe siècle, la population ne dépassait pas 7 000 habitants.

Les quartiers de type moderne, au plan régulier, occupent le triangle du cap, tandis que les quartiers d’habitat traditionnel se sont développés au nord et à l’est. La ville est le chef-lieu de la province côtière homonyme (1 935 330 hab. en 1993; 71 911 km2), où sont cultivés des produits agricoles d’exportation (café, cacao, clous de girofle, vanille, poivre, bananes, agrumes). Le trafic portuaire est facilité par un bon réseau routier et, naturellement, par la voie ferrée d’Antananarivo, vitale pour la capitale. Toamasina est peu industrialisée (transformation de produits agricoles, petite métallurgie, construction mécanique, raffinerie de pétrole). Le port, protégé par une jetée qui s’appuie sur des coraux submergés, assurait, en 1991, un trafic de 2 millions de tonnes; parmi les exportations de matières premières figure au premier rang celle du minerai de chrome (chromite).

Toamasina
(anc. Tamatave) v. et princ. port de comm. de Madagascar, sur la côte E.; 100 000 hab.; ch.-l. de la prov. du m. nom. Marché agricole. Port industriel. Raff. de pétrole. Aéroport.

Encyclopédie Universelle. 2012.